Frida Khalo, une artiste fascinante au destin tragique

Le Mexique est un pays culturellement riche. Sa culture est issue d’un mélange de civilisations précolombiennes et hispaniques. Elle est omniprésente dans les traditions, les coutumes, la musique, la danse, et même dans la gastronomie de la contrée. En matière d’art, cet État de l’Amérique centrale n’est pas en reste. On peut, par exemple, parler de la peinture mexicaine, un art des plus anciens qui s’exprime à travers la peinture murale, rupestre et moderne. Il faut savoir que certains peintres locaux du XXe siècle sont mondialement connus, à l’instar de Diego Rivera et sa femme Frida Khalo. Cette dernière est un personnage fascinant qui dispose de son propre musée dans le quartier typique de Coyoacán. Afin de découvrir l’histoire de cette artiste au destin tragique lors d’un séjour au Mexique, les amateurs d’art sont invités à visiter la Casa Azul.

Des problèmes de santé

La célèbre peintre Frida Khalo est née en 1907 à Coyoacán, un quartier bourgeois de Mexico qui préserve encore son ambiance bohème grâce à ses rues pavées et ses bâtisses coloniales. Victime de poliomyélite à 8 ans, sa jambe droite n’atteindra jamais la taille qu’elle devrait avoir, ce qui lui vaudra le surnom de Frida l’estropiée. À 18 ans, alors qu’elle était dans un bus pour rentrer après les cours, celui-ci est sorti de la route et a heurté un tramway. Frida est grièvement blessée. Sa cavité pelvienne ainsi que son abdomen sont les plus touchés, ce qui sera la cause de ses plusieurs fausses couches. Elle a également subi plusieurs fractures sur sa jambe droite, son bassin, sa colonne vertébrale et ses côtes. Alitée pendant plusieurs mois et ayant été obligée de porter des corsets en plâtre, Frida savait qu’elle ne retrouverait plus une vie normale et que les douleurs ne la quitteraient jamais. Elle a alors commencé à peindre avec l’aide de ses proches qui ont placé un baldaquin au-dessus de son lit et un miroir sur le plafond (elle s’inspirait de son reflet pour peindre) qui constitue l’élément déclencheur de ses séries d’autoportraits. En séjournant au Mexique, les visiteurs découvriront dans la Casa Azul environ 55 tableaux relevant de ce genre.

Des œuvres bouleversantes

Les tableaux de Frida Khalo témoignent de ses souffrances physiques et morales. Autrement dit, ils racontent les états d’âme de l’artiste en s’affichant comme une introspection de son psychisme. Contrairement aux autres grands peintres comme Picasso qui cherchent une nouvelle représentation de la réalité, elle utilisait ses pinceaux pour dessiner ses pensées qui appartiennent au surréalisme. C’est le cas, par exemple, de « La colonne brisée », une toile réalisée en 1944, à l’époque de la dégradation de la santé de l’artiste. À souligner que ses longues périodes d’alitement, ses multiples interventions chirurgicales et ses nombreux corsets n’ont pas soulagé ses douleurs depuis son accident en 1925. Outre ses douleurs physiques, Frida souffre moralement des infidélités de son mari Diego Rivera qui l’a même trompé avec sa sœur. Marié, divorcé puis marié à nouveau et elle-même qui se sont engagé dans de nombreuses relations extraconjugales. Pour découvrir la plupart des œuvres de la peintre lors d’un séjour au Mexique, le musée « Casa Azul » est la meilleure adresse.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *